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MUSIQUE |
- Mon mari, raconte une dame, a
une passion :
la grande musique.
Il dépense tellement dargent, pour sa chaîne hi-fi, que, lorsquil veut
écouter une symphonie de Beethoven, je crois que cela lui reviendrait moins
cher de faire venir à la maison lOrchestre philharmonique de Berlin.
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- Alors, demande la mère dun grand garçon à son mari, as-tu eu, enfin, une
longue conversation avec Jean-Luc, à propos de son travail au lycée ?
- Oui. - Et que ta-t-il répondu ?
- Rien du tout.
Il faut dire que sa chaîne hi-fi braillait si fort que les coups de balai au
plafond, donnés par le voisin du dessous, nont pas permis à Jean-Luc dentendre
un seul mot de ce que je lui disais.
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- Comment, demande un critique musical à un compositeur, avez-vous pu trouver
ces sonorités étranges qui font de votre symphonie un tel chef-doeuvre ?
- Par hasard.
Un jour où je composais enjouant de la flûte, je ne métais pas aperçu que
javais oublié de poser mon chewing-gum.
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- Mon mari, raconte une jeune mère, consent à bercer notre bébé, le soir,
pour lendormir, à condition découter, pendant ce temps-là, de la musique funk
sur son baladeur.
Un jour où il était retardé au bureau, jai trimbalé notre nouveau-né pour
calmer ses cris, en écoutant la musique favorite de mon mari.
Eh bien, franchement, au bout de trois minutes, jai abandonné :
je préférais encore les hurlements du bébé.
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Sylvie, Kevin, à table !
crie une mère de famille. Sa grande fille arrive aussitôt. - Où est ton
frère ?
questionne la mère. - Dans sa chambre, avec les écouteurs sur les oreilles, en
train découter son émission favorite sur Skyrock.
Cest absolument impossible de communiquer avec lui. - Cest bien ce quon va voir,
dit la mère.
Passe-moi les Pages jaunes. Voyons :
Station de radio Skyrock... Elle saisit le téléphone et fait le numéro quelle
vient de noter. - Allô, dit-elle, Skyrock ?
Vous pourriez me passer lanimateur de lémission qui est diffusée, en ce
moment.
Je voudrais quil lance ce message :
Kevin, ton repas est servi.
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Une célèbre pianiste dit à son mari :
- Chéri, toi qui admires toujours la façon merveilleuse dont vibre ce piano
quand on joue dessus à quatre mains, je ne comprends pas que tu fasses tant
dhistoires parce que tu mas surprise en train de me faire caresser par deux
jeunes gens qui, dans leur genre, sont, eux aussi, des virtuoses.
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Dans un magasin Darty , une mère accompagne son grand fils au rayon des
chaînes hi-fi.
Le jeune garçon tombe en extase devant la chaîne-midi de ses rêves. - Avant
dappeler un vendeur, dit la mère, mettons-nous bien daccord. Toi, tu lui
demandes de texpliquer comment ça marche.
Et moi, ce qui mintéresse surtout, cest de savoir comment on larrête.
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- Je veux absolument, dit un adolescent à son père, travailler dans le milieu
du spectacle. - Voyons, objecte le père, cest impossible :
tu ne sais pas jouer la comédie, tu ne sais pas chanter, ni danser, tu nas pas
de vocabulaire et tu es totalement dépourvu dhumour.
Quel métier du spectacle peux-tu espérer faire un jour ?
- Disc-jockey, dans une boîte de nuit. - Franchement, dit le père, ce serait
dommage de gâcher tous tes atouts pour un métier pareil !
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- Je nai pas assez dargent, dit un adolescent à sa petite amie, pour temmener
passer la soirée à la discothèque, vendredi prochain.
Mais jai un truc pour quon reconstitue exactement 1ambiance. - Comment cela ?
- On va se mettre un walkman sur les oreilles et se tenir serrés lun contre
lautre, dans le métro, à lheure de la plus grande affluence.
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Un auto-stoppeur, tenant à la main un violoncelle, deux fois plus grand que
lui, laisse éclater son indignation :
- Mais enfin, quand jétais scout et que je jouais de lharmonica, il y en avait
des automobilistes qui aimaient la musique .
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- Et, maintenant, annonce une dame, notre jeune
fils va vous jouer au violon un morceau que Paganini a sobrement intitulé Etude
N°6.
Je lai, pour ma part, rebaptisé, en raison de son efficacité :
Adieu aux visiteurs qui sincrustent.
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Une femme, qui a traîné son mari à un concert de musique classique,
sémerveille . - Frédéric Chopin est si proche de nous, par sa musique, que
jai limpression quil me parle.
Et toi, Paul, il ne te parle pas ?
- Si, si, approuve son mari. - Et que te dit-il ?
- Oh !
fait le mari en bâillant, quelque chose comme :
Ce nest pas ce soir que tu auras besoin dun somnifère.
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- Comment, demande un critique à un compositeur, avez-vous acquis ce style qui
fait votre originalité ?
- Oh !
cela remonte à mon enfance.
Voyez-vous :
mon père était garagiste et jadorais aller patauger dans le cambouis.
Mais, quand je rentrais du garage, les mains atrocement sales, et que je
minstallais au piano, ma mère ne me permettait de jouer que sur les touches
noires.
Jai conservé cette habitude pour composer mes vingt-sept symphonies.
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Une maman félicite sa fillette, qui vient dinterpréter un solo de violon :
- Cétait très bien, ma chérie.
Papa va te dire ce quil en a pensé, dès quil aura émergé de sous les
coussins du canapé, sous lesquels il sétait enfoui pour mieux tapprécier,
sans être dérangé par les bruits de la rue.
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Dans une salle de concerts, une dame dit à une amie, assise à côté delle :
- Ce violoniste est excellent, mais je préfère lécouter en C.D. - Pourquoi
donc ?
- Eh bien, surtout, parce que, lorsque jécoute ses disques au lieu de venir le
voir, en chair et en os, je nai pas besoin de métouffer à moitié avec une
gaine, ni de mécrabouiller les pieds dans des chaussures trop étroites.
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Avant de commencer son concert, un chef dorchestre saisit sa baguette et annonce
au public:
- Je vais vous demander de vous gratter la gorge, une bonne fois, tous
ensemble...
Attention, une mesure pour rien...
Un, deux, trois, quatre... Allons-y...
Bon...
Et, maintenant, je vous avertis que je ne tolérerai aucun toussotement en solo.
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Vous avez très bienjoue, hier soir, dit le maire dun petit village au chef
dorchestre dune harmonie venue donner un concert, àloccasion de la fête
locale.
Mais jignorais quil y avait tant de coups de cymbale dans le Boléro de Ravel. -
Cest surtout, avoue le maestro, que notre cymbalier ne peut pas supporter les
piqûres de moustiques.
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Dans un camp de naturistes, un chef dorchestre, tout nu, dit aux musiciens dans
le même appareil :
- Et maintenant, deux mesures pour rien.
Surveillez bien ma baguette... Pas avec cette mine gourmande, Mlle Carole !
Jusquàla fin de la répétition, ce nest quun instrument de travail !
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Un marchand de chaussures, habitué à subir, à longueur de journée, les
caprices de ses clientes, entre dans une boutique de CD.
- Avez-vous, demande-t-il, la Rhapsody in blue, de Gershwin ?
La vendeuse lui tend un enregistrement et lhomme se dirige vers la caisse quand,
soudain, il se ravise :
- Jaimerais la même, mais dans une autre couleur.
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Au Paradis, saint Pierre soupire, en voyant un bienheureux poser un CD sur sa
chaîne hi-fi :
- Quelle époque !
Autrefois, au moins, les élus devaient jouer eux-mêmes de la harpe, pour
chanter les louanges du Seigneur.
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Un très médiocre pianiste
explique à un journaliste :
- Dans notre langage de musiciens, nous appelons une fausse note un pain. - Vous
devriez songer à ouvrir une boulangerie.
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- Comment, demande-t-on à un psychologue, définiriez-vous un intellectuel ?
- Cest, par exemple, une personne qui entend louverture de Guillaume Tell, de
Rossini, et qui ne songe pas, automatiquement, à une folle poursuite dans un
dessin animé de Bugs Bunny.
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Un pianiste se présente au directeur dune boîte de nuit. - Vous savez, lui
dit-il, je joue uniquement doreille. - Est-ce que vous ne seriez pas capable de
lire une partition ?
- Si.
Mais jai pris lhabitude de ne pas garder mes yeux fixés sur le piano à mes
débuts, alors que je venais dêtre engagé dans un cabaret de strip-tease.
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Un multimillionnaire assiste au récital dune harpiste.
Après le concert, il va la trouver dans sa loge pour lui dire :
- Je vous engage.
Votre prix sera la mien.
Avec un doigté pareil, vous ferez des merveilles en me grattant le dos, quand
je prends mon bain.
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