LITTERATURE

En remettant à un garçon dune douzaine dannées la carte qui lui donne accès à la bibliothèque municipale, la bibliothécaire lui dit:
- Cette carte touvrira la porte de bien plus de contrées enchantées que, lorsque tu seras grand, la mieux approvisionnée des cartes de crédit.

Quelques semaines avant de déménager, une dame avait mis cette annonce dans les journaux gratuits de sa région :
« A vendre.
Occasion.
Une bibliothèque façon chêne clair, contenant 300 ouvrages.
1 000 F.
» Nayant obtenu aucune réponse, elle modifia ainsi son annonce :
« A vendre.
Occasion.
300 superbes livres.
1000 F.
En prime, pour les ranger, une bibliothèque façon chêne clair ». Le lendemain, laffaire était faite.

Un romancier, dont les livres sadressaient à une clientèle bien-pensante, avait, dans un moment daudace, écrit de son héroïne :
« Sous la table, elle serra le pied du vicomte entre les siens ». Quelle ne fut pas sa surprise de retrouver cette phrase ainsi imprimée :
« Sous la table, elle serra le pied du vicomte entre ses seins ».

- Ça na pas eu lair de te plaire, le dernier roman de la collection Harlequin que tu as 1u, dit un homme à sa femme. - Ne men parle pas :
lhéroïne connaît une fin atroce.
Son superbe amant, le moniteur de ski, labandonne et elle na plus quune solution :
retourner chez son mari.

Un aveugle dit à la personne de linstitution qui distribue à ses pensionnaires des livres en braille :
- Jamais je nai lu un roman aussi violent que celui-ci. - Mais, fait la bibliothécaire, ce nest pas un livre en braille que vous me rapportez :
cest une râpe à fromage.

- Ton dernier livre a beaucoup de succès, ma chérie, dit une romancière à une autre, qui la écrit pour toi ?
- Je suis ravie quil tait plu, réplique lautre.
Qui te la lu ?

Un noir, responsable dune organisation antiraciste, va trouver le responsable de la bibliothèque de son quartier pour lui ordonner :
- Vous allez retirer de vos rayons cinquante livres dont voici la liste. - Et sous quel prétexte ?
- Ils comportent le mot « nègre » dans leur titre. - Vous rigolez, fait le bibliothécaire.
Jai au moins deux cents bouquins qui comportent le mot « putain » et personne ne me demande de les retirer. - Cela prouve seulement, fait le noir, que vos femmes sont moins susceptibles que nous.

Un éditeur écrit à un auteur . « Cher Monsieur. Ma voyante attitrée a lu, dans sa boule de cristal, que vous vous apprêtez à madresser, demain, le manuscrit de votre nouveau roman.
Jai le regret de vous informer que, malgré les qualités certaines de votre livre, notre comi- té de lecture ne la retiendra pas pour une éventuelle publication...»

- Dis donc, ma grande, dit un monsieur à la bibliothécaire, donne-moi le Guide du savoir-vivre et magne-toi un peu. - Cher Monsieur, répond la bibliothécaire, au cas où je naurais pas cet ouvrage en rayon, je vous promets que je vais de ce pas, à la librairie la plus proche, vous en acheter un exemplaire sur mes deniers.
Et je vous conseille de lapprendre par coeur, ce qui vous évitera, si vous vous frottez à des personnes moins bien élevées que moi, de prendre quelques baffes bien méritées.

Un courriériste demande à un éditeur . - Est-il vrai que ce célèbre et spirituel animateur de télévision, natif du Sud-Ouest, a utilisé, dans sa biographie, à paraître, bientôt chez vous, 3768 fois le mot « putain » ?
- Oui et même 3769, si lon compte sa dédicace à sa mère.

- Je ne comprends pas, dit une dame à un éditeur :
étant mère de deux filles et de trois garçons, jai proposé de vous écrire un Manuel déducation des enfants. - En effet. - Vous me lavez refusé et japprends que vous allez publier un tel ouvrage, réalisé par une célibataire qui na jamais torché un gosse. - Cest vrai.
Mais jai pensé que, précisément, le fait de ne pas se noyer dans toutes les tâches ménagères quimposent ces sacrés moutards lui laisserait tout le temps libre nécessaire à la rédaction dun manuel de ce genre.

Le célèbre philosophe Bernard-Henri Laidvice vient, une fois de plus, dêtre victime de lentarteur, qui lui a collé une tarte à la crème en pleine figure. En sessuyant avec la manche de sa veste, Bernard-Henri se met à hurler. - Je proteste !
- Parce que, fait lentarteur, en ricanant, jai attenté à votre dignité ?
- Non.
Parce que votre crème est à la vanille, comme la dernière fois.
Je vous avais bien dit que, la prochaine, je la réclamais à la pistache.

- Bonsoir, dit une éditrice à sa secrétaire :
je vais tâcher de trouver un bon auteur pour aller au lit et passer une bonne nuit. - Vous emportez quelques manuscrits ?
- Non.
Par contre, passez-moi donc mon carnet dadresses.

- Je vous recommande ce nouveau roman, dit une libraire à un amateur de littérature policière. - Il est si bien que cela ?
- Cest simple :
même son auteur nest pas parvenu à découvrir lassassin.

- Compte tenu du niveau des jeunes qui fréquentent cet établissement, dit une bibliothécaire, je crois que nous nous ferions mieux comprendre deux si, au lieu des traditionnelles pancartes SILENCE, nous affichions plutôt :
FERMEZ VOS GUEULES !

Un philosophe a consacré cinquante ans de sa vie à rédiger un énorme traité développant ce thème :
« Pourquoi, lorsquon laisse tomber une tartine de pain beurrée, est-ce toujours le côté beurré qui entre en contact avec la moquette ?
». Ce livre remporte, aussitôt, un succès énorme, au point que, quelques années plus tard, son auteur se voit attribuer le Prix Nobel de littérature. 11 se rend à Stockholm et là, devant un public enthousiaste, le président du jury Nobel dit au philosophe :
- Permettez-moi de me livrer à une petite expérience, pour illustrer votre propos.
Voici une tartine que jai beurrée moi-même.
Nous marchons, actuellement, sur un précieux tapis dOrient.
Voulez-vous laisser tomber vous-même la tartine ?
Le philosophe se prête de bonne grâce à lexpérience...
et la tartine seretrouve avec son côté non beurré touchant le tapis. Dans un silence de mort, le philosophe sen prend au président du Jury Nobel :
- Espèce didiot ,.
Vous avez beurré cette tartine du mauvais côté !

Un play-boy raconte à un ami :
- Lautre soir, jai fait la connaissance dune fille superbe.
Malheureuse ment, notre belle histoire damour a été interrompue brutalement - et tout cela à cause de ses lectures. - Ah !
Et que lit-elle ?
- Un manuel dejudo.

Un petit commerçant a demandé à sa femme daller tenter dattendrir leur inspecteur des impôts. - Ce qui serait bien, dit-elle, cest que je pénètre en larmes dans son bureau.
Pour ça, en attendant quil me reçoive, je vais relire ce beau roman de la collection Harlequin où lhéroïne est tellement malheureuse.
A la fin, elle quitte lhomme quelle aime - et elle retourne chez son mari.

Dans une maison dédition spécialisée dans les contes de fées, une secrétaire vient trouver son patron :
- Et alors, lui dit-elle, pour terminer son exposé, le beau prince charmant se rendit compte que la petite grenouille avait de très belles cuisses et, après quil leut embrassée sur la bouche, elle se trouva transformée en une secrétaire particulière à 13 000 F.
par mois.

- Cest ton ami Stéphane qui vient de passer ?
demande une dame à son mari. - Oui. - Alors, il sest enfin décidé à te rapporter la centaine de livres quil ta empruntés, au fil des mois ?
- Heu...
non.
En fait, il était venu avec une camionnette.
Il a absolument voulu que je lui prête notre bibliothèque pour quil puisse y ranger nos livres sans quils risquent de sabîmer.

Un éditeur retourne un manuscrit qui lui a été soumis en précisant à son auteur :
« Etant donné que vous employez un mot pour un autre sans avoir la moindre idée de ce quils signifient, je ne vous dirai pas que votre roman est exécrable et nullissime :
vous risqueriez de prendre cela pour un compli ment.
Peut-être me ferai-je mieux comprendre avec un langage mieux adap té au vocabulaire restreint dont vous disposez :
BEURK !»

- Quand je veux lire le dernier roman à succès de Patricia Cornwell, raconte un monsieur, je me rends à la bibliothèque municipale. - Et tu le trouves, là-bas ?
- Jamais.
Mais, avec sa robe ultra-courte, la bibliothécaire a une façon de grimper tout en haut de léchelle, pour vérifier sil ne serait pas rangé, par erreur, au rayon géographie, que ça me fait passer ma déception davoir à mettre 120 F.
dans le commerce pour acheter ce bouquin chez le libraire.

Dans un cocktail, lauteur dinnombrables best-sellers, Paul-Loup Fildefer, fait la connaissance de Bernard Pivot :
- Vous mavez toujours snobé, lui dit-il, en vous refusant à minviter dans vos émissions, sous le prétexte que je ferais écrire mes romans par des nègres.
Avez-vous 1u mon dernier livre, au moins ?
- Non, avoue Pivot.
Et vous ?

Un châtelain reçoit un de ses amis dans sa superbe propriété.
Après le dîner, il lemmène dans sa bibliothèque où sont réunis trente mille volumes et lui dit :
- Si vous souhaitez un peu de lecture pour vous endormir, choisissez un livre parmi tous ceux-ci. Puis il ajoute, avec un clin doeil égrillard :
- Maintenant, si vous souhaitez rester éveillé toute la nuit, je vous conseille de demander à la femme de chambre de ma femme de vous confier son Journal intime.