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LES AMI(E)S |
Dans une petite ville de
province, la sous-préfecture minaude, au téléphone :
- Allô, docteur Schumacher ?
Oh !
quel dommage que vous n'ayez pas pu venir à ma soirée de mercredi dernier.
Cela vous aurait fait du bien. - Comment cela ?
- Dans les jours suivants, j'ai eu l'occasion de soigner cinq de vos invités
pour d'atroces brûlures d'estomac.
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Une femme, qui entend son mari renter sur le coup de minuit, lui demande, alors
qu'il ferme la porte à clef:
- Ça s'est bien passé vos retrouvailles entre anciens copains de lycée ?
- Très bien. - As-tu revu ce garçon dont tu m'as souvent parlé.
Tu sais celui que tu avais contribué à faire renvoyer, après t'en être
plaint au proviseur. L'homme, qui a gagné la chambre, répond en montrant un
oeil poché et un bras dans le plâtre :
- Oui, il était bien là et il s'est montré ravi de pouvoir évoqier de vieux
souvenirs de notre jeunesse.
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- Tu as l'air contrarié, dit une dame à son mari.
Ça ne s'est pas bien passé, votre réunion des anciens élèves du lycée
Saint-Louis, alors que vous ne vous étiez pas revus depuis trente ans ?
- Si, si.
C'était très bien. - Tu as retrouvé ce nul de Martinot, dont tu m'as si
souvent parlé en te tordant de rire ?
- Oui.
Il a épousé la fille dont j'étais follement amoureux, il a fait fortune en
vendant des ordinateurs et il a conservé tous ses cheveux, lui.
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Un mari inspecte, devant tous les invités, les vingt-six bougies, plantés sur
le gâteau d'anniversaire de sa femme. - Tu as bien de ne pas les mettre toutes,
chérie, lui dit-il.
Sinon, nos amis auraient risqué d'être incommodés par la chaleur.
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Alors que les invités d'une soirée mondaine multiplient les baîllement,
l'organisateur de cette petite sauterie téléphone à ses voisins du dessous. -
Excusez-moi de vous demander cela, mais c'est un petit service à charge de
revanche. Pourriez-vous avoir l'amabilité de monter chez moi, en prenant l'air
furieux, pour protester parce que nous faisons trop de bruit?
J'aimerais beaucoup faire croire à mes invités qu'ils s'amusent.
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Alors que lasoirée se prolonge, le maître de maison dit, aimablement, au
dernier couple d'invités qui s'incruste :
- Voyons, que pourrions-nous bien proposer à cette heure tardive ?...
un autre café ?...
Une liqueur ?...
Un taxi ?
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- Ah !
ma pauvre, confie une dame à une amie, j'en ai eu des malheurs, depuis la
dernière fois qu'on s'est vues !
J'ai perdu mon mari, ma fille a eu un bébé sans être mariée, mon notaire
s'est enfui avec toute ma fortune, ma voiture a été pulvérisée dans un
accident qui m'a laissée avec une jambe fracturée.
C'est simple, en deux ans, j'ai au moins vieilli de six mois.
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Un incorrigible gaffeur s'est bien juré de ne plus commettre d'impair.
Arrivant chez des amis, il dit galamment à la maîtresse de maison :
- Chère Martine, comme vous avez changé !
La dame minaude :
- En bien ou en mal ?
Et le gaffeur de s'enferre, une fois de plus :
- Une femme comme vous, dit-il, ne peut changer qu'en mieux.
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Une dame dit à sa meilleur amie :
- Tu dois être heureuse que Christine raconte partout desmensonges sur ton
compte. - Heureuse ?
Pourquoi ?
- Imagine qu'elle se mette à dire la vérité.
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Deux banlieusard parlent d'un troisième :
J'ai rarement vu un accapareur pareil.
Figurez-vous qu'il m'a emprunté ma tondeuse et mon motoculteur, il y a plus de
six mois, et je n'arrive pas à les récupérer. - Ce n'est rien !
Ma femme est allée lui demander de lui prêter une tasse de sucre, l'année
dernière, elle n'est toujours pas revenue.
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Au cours d'une réception, un invité dit à une blonde opulente, engoncée dans
sa robe du soir :
- Je me demande ce qui peut bien empêcher votre poitrine de jaillir de votre
bustier. - A mon avis, répond-elle, en souriant, ce ne peut être que votre
timidité.
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- Comment se fait-il, demande une femme à son
mari, qu'on ne voit plus jamais ton ami François, cette espèce de
pique-assiètte qui venait régulièrement nous casser les pieds et se faire
inviter à dîner ?
- Figure-toi qu'il y a deux mois, à forece de supplications, il a réussi à ce
que je lui prête 500 F.
Et, depuis, il évite soigneusement de me rencontrer.
Je crois pas avoir fait, un jour, un placement aussi avantageux.
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Une vieille dame, qui ne se plaît que dans son jardin, présente à des
visiteurs ses diverses plantes en citant, pour chacune, son nom en français
puis en latin. - Comment, s'étonne un de ses hôtes, réussissez-vous à
retenir tout cela ?
- Voyons, répond-elle, en souriant, est-ce que vous oubliez, vous, les noms de
vos meilleurs amis ?
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Dans une réception, une dame s'approche d'un invité qui monopolise l'attention
en débitant très fort des stupidités.
Avec son plus beau sourire, elle l'interroge :
- Vous a-t-on dit, déjà, que vous étiez plein d'esprit ?
- Heu...
non. - Alors, où avez-vous bien prendre cette idée ?
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Au cours d'une réception, un monsieur se précipite vers une invitée :
- Ça alors !
s'écrie-t-il.
Quelle surprise de vous retrouverici, alors que nous étions ensemble, sur les
bancs de la Fac de droit, il y a vingt ans.
J'espère que vous vous souvenez de moi. - Bien sûr, dit la dame, que je me
souviens de vous. - Vous m'en voyez flatté. - Ne le soyez quand même pas trop.
Si je me souviens de vous, c'est parce que vous étiez le garçon dont je ne
suis jamais parvenue à me rappeler le nom.
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Une jeune bonne demande un congé à sa nouvelle patronne pour aller voir ses
deux enfants. - Je ne savais pas, Juliette, dit la patronne, que vous étiez
mariée. - Je ne suis pas mariée, madame, mais j'ai de bons amis au pays.
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- Comment, demande une dame a une autre, lorsqu'une amie vous fait une
confidence, vous rendez-vous compte qu'il s'agit d'un secret ?
- C'est quand j'ai le sentiment irresistible que ce serait vraiment trop bête
de ma part de garder cela uniquement pour moi.
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- L'autre jour, raconte une dame, nous étions invités, mon mari et moi, chez
des amis.
Certes, je suis un peu bavarde.
Mais je n'ai pas du tout apprécié la façon dont notre hôte me l'a fait
sentir :
en détachant ostensiblement un feuille du calendrier, fixé au mur, pour bien
souligner que minuit venait de passer.
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- Papa, dit une jeune fille, interne dans un collège mixte, j'ai lu
attentivement le livre que tu m'avais recommandé, Comment se faire des amis et
je l'ai mis en pratique.
Dans trois mois, tu seras grand-père.
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- Ce matin, dit un mari à sa femme, j'ai croisé un de nos anciens amis, Pierre
Dubois.
Il ne m'a même pas adressé un regard.
Je suppose qu'il est persuadé que je ne suis pas son égal. - Ce garçon est
totalement stupide, répond la femme.
Rassure-toi, mon chéri, tu le vaut bien.
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- J'ai des ennuis avec mes flageolets qui ne veulent pas
cuire, dit une femme à son mari.
Sois gentil. Ramasse nos invités sous la tableet, pour les faire patienter,
offre leur encore un apéritif.
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Un couple examine attentitvement, dans un magasin
de meubles, un fauteuil très confortable, avec dossier et repose-pieds
inclinables. - Tout de même, dit la femme, c'est cher. - Madame, rétorque le
vendeur, avec toutes les pièces que vos invités laisseront glisser de leur
poches quand il s'y installeront, je peux vous assurer que vous vous y
retrouverez largement.
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Au moment où ils arrivent chez des amis qui donnent une soirée, une dame dit
à son mari :
- Alors, rappelle-toi bien ce que je t'ai dit :
tu ne fumes pas, tu ne bois pas d'alcool et tu ne fais pas de baratin aux belles
invitées.
Tu n'ai là que pour une chose :
te distraire.
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Une banlieusarde dit d'une de ses voisines qui se répand en commérages :
- Je la comparerais volontiers à un aspirateur :
elle ramasse tout ce qui peut traîner comme saletés.
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Deux copains, qui ne s'étaient pas vus depuis longtemps, se rencontrent :
- Viens déjeuner à la maison, dit le premier.
Je vais passer un coup de fil à ma femme pour la prévenir - Tu ne crains pas
de la prendre au dépourvu ?
s'inquiète le second. - Ça alors, aucun risque.
Je peux lui téléphoner à n'importe quelle heure pour lui annoncer que je
ramène un ami, elle est prête.
Elle saisit sa valise et file chez sa mère.
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